NewletterOserez-vous franchir le couloir de la lumière blancheEt vous inscrire ici pour savoir ce que le destin leur réserve ?Cette histoire vous attend.

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# Posté le vendredi 20 février 2009 09:59

Modifié le dimanche 30 août 2009 11:56

IntroductionLa lumière blanche


White Time Building, Baltimore,
11h32

La jeune femme porta sa main à son arme, dissimulée dans sa ceinture. Elle s'avança légèrement, et fit signe à son compagnon de ne pas faire de bruit, sa mine réjouie démentant le sérieux de l'instant. L'autre, sans arme pourtant, n'avait pas besoin qu'on lui donne cet ordre, et fut plus silencieux qu'un chat à l'affût en sortant de la pièce pour prendre par derrière.
Elle resta seule. Soudainement, après quelques minutes d'attente à regarder par la porte entrebâillée, elle ouvrit celle-ci brutalement et entra dans la pièce, le flingue pointé sur tout ce qui pouvait bouger.
A l'intérieur, un homme et un gamin étaient en train de parler. Celui-ci s'enfuit très vite en voyant l'arme, et elle ne tenta pas de le rattraper, n'étant pas sa cible. Elle afficha un grand sourire sûre d'elle voyant que l'autre la dévisageait. Il avait un air surpris montrant que cette fois-ci, il ne s'attendait pas à ce qu'elle le retrouve.

- Je te tiens ! s'écria-t-elle.
- Mlle Parker...

Ce n'est qu'un murmure et un constat, mais elle ne put empêcher son sourire de s'élargir à la vue de celui qu'elle traquait depuis si longtemps.

- Il ne manque plus que Sydney pour que la petite fête soit au complet. Tiens d'ailleurs où est-ce qu'il est passé celui-là ?

Elle observa la petite pièce dépourvue d'atours, et constata que l'homme n'y était pas. Pourtant, l'autre porte au fond celle où elle lui avait ordonné de passer était entrebâillée.
Elle chassa vite cette pensée de son esprit, pour se réjouir pleinement de ce qu'elle venait de faire. L'homme semblait chercher une échappatoire à sa capture, mais pour la première fois depuis bien longtemps, la lueur désespérée de ses yeux montrait bien qu'il n'en trouvait aucune.

- Ecoute, Parker, j'ai... j'ai un homme à arrêter dehors, tenta-t-il.
- Oh, oui, superboy va encore venir au secours de la veuve et de l'orphelin hein ? Pas cette fois Jarod, ils devront se débrouiller sans toi. Mais qu'est-ce qu'il fiche bon sang ?
- Il a tué un enfant !
- C'est pas mon problème.
- Tu ne vas pas réussir à me capturer toute seule Parker.
- Ne me sous-estimes pas. D'ailleurs Sydney est censé être là mais... Qu'est-ce que tu regardes encore ?

Jarod ne l'écoutait plus, et fixait un point derrière elle. Elle sourit, croyant que c'était un piège.

- Tu ne m'auras pas avec une ruse aussi stupide, je...

Mais il reculait, et fixait toujours ce point, qui semblait le terroriser. Elle sut que la lueur affolée qu'il avait dans l'½il n'était pas due à sa capture prochaine, et elle se retourna d'un sursaut, juste a temps pour être submergée d'une lumière blanche aveuglante.



Shenandoah National Park, Virginie
15h18


L'anthropologiste prit la carte des mains de son compagnon pour la tourner dans le sens contraire. Celui-ci sembla un instant désarçonné, avant de parler :

- Oui et bien... de toute façon c'est bien vous qui m'avez donné cette carte dans le mauvais sens !
- Non mais je rêve Booth ! s'écria-t-elle. On est perdu en pleine forêt, et vous, vous essayez encore de vous faire croire que c'est de ma faute ! Ca fait trois bonnes heures que j'essaie de vous persuader que ce plan est à l'envers mais...
- Du calme Bones ! la coupa-t-il. De toute façon on viendra bien par venir nous chercher.

L'anthropologiste souffla, avisa un tronc d'arbre où elle s'assit et détacha sa gourde de son sac avant d'en boire une gorgée. Booth avait reçu une enquête sur un squelette qu'une bande de randonneurs avaient trouvé dans le parc national de Shenandoah, et bien sûr il avait eu besoin des services de sa coéquipière et ses fouines. Ils s'étaient donc rendus dans la forêt, mais, allez savoir comment, avaient réussi à se perdre.
L'agent du FBI se gratta la tête, gêné par leur situation et ayant soudain envie de se réconcilier avec sa partenaire.

- D'accord, j'admets, je suis désolé, tout ça est de ma faute, s'excusa-t-il.

La jeune femme le dévisagea, et, réalisant qu'il était sincère, et que dans leur situation, être rancunière ne servait à rien, se leva et soupira en rangeant la gourde.

- Au moins vous l'admettez... Allez on y va.

Elle remit son sac sur son dos et repartit, carte en main, pour tenter de trouver le chemin qui les mènerait à la scène de crime. Après seulement quelques minutes de marche, Booth s'immobilisa, et voyant qu'elle ne l'attendait pas, appela sa partenaire. Celle-ci se retourna, exaspérée.

- Qu'est-ce qu'il y a encore Booth ?
- Bones...
- On s'est déjà arrêtés trois fois, la première c'était parce que vous aviez faim, la deuxième vous aviez soif, la troisième vous aviez une envie pressante. Qu'est-ce que c'est maintenant ?
- Vous devriez vous retourner Bones...
- Quoi ? Mais qu'est-ce que vous...
- Faites ce que je vous dis.

La jeune femme le dévisagea un très court instant, intriguée par son attitude, puis lui obéit, convaincue par le son de sa voix que ce n'était pas une blague. Elle fit un bond en arrière en voyant une lumière blanche étincelante avancer vers eux. Booth sortit son flingue et le pointa vers l'espèce de brouillard menaçant.

- Courez ! cria-t-il à sa partenaire
- Je... je ne vais pas vous laisser...
- Faites ce que je vous dis !

Il avait presque crié cet ordre, et elle fut tentée de partir, mais elle ne pouvait pas le laisser affronter seul le danger. Alors, il se tourna vers elle et lui adressa un regard suppliant qui la fit changer d'avis.

- S'il vous plaît...

Elle frémit, et finit par obéir. Après quelques secondes de sa course, des coups de feu retentirent dans la forêt, mais elle ne se retourna pas pour voir ce qui se passait. Quand enfin, elle le fit, c'était trop tard. La lumière étincelante l'avait déjà recouverte de son halo.



Hopital universitaire, Princeton-Plainsboro
19h04


- Je peux savoir où vous étiez de quinze à dix-sept heures aujourd'hui ?

L'homme se retourna, et fit un petit sourire en se plongeant dans le décolleté de sa patronne. Il s'appuya sur sa canne et se dirigea vers son but initial, soit le parking de l'hôpital en lui répondant ironiquement :

- Quoi, Wilson a été tué et je suis votre principal suspect c'est ça ?
- Je ne plaisante pas House, vous avez manqué deux heures de consultations, où étiez-vous passé ?
- Allé aider un orphelin dont le père était malade.
- Ca ne marche pas, vous me devez quatre heures ! répliqua-t-elle.
- Cette fois c'est la vérité, je... tenta-t-il.
- Huit heures !

Il leva les yeux au ciel. C'était pourtant vrai, aussi difficile que ce fut à croire, un petit garçon était débarqué à l'hôpital en décrétant que son père avait la rage, et il avait bien eu à aller le soigner, mais il savait aussi qu'au vu du nombre de fois où il avait sorti des excuses bidons de ce genre, sa directrice ne le croirait pas.

- D'accord, j'ai compris la leçon maman je recommencerai plus, lança-t-il.

Ils arrivèrent sur le parking souterrain, et il avisa une moto garée non loin de lui. Il n'y avait presque aucune voiture à cette heure-ci.

- J'y compte bien !

Elle se retourna, et ses talons claquèrent sur le sol tandis qu'elle partait en direction de sa propre voiture. Il observa un instant sa démarche, et surtout sa chute de rein très visible étant donné sa tenue, avant de se tourner vers son propre véhicule. Il soupira en pensant aux huit heures pénibles qui l'attendraient le lendemain.
Le calme qui régnait dans le parking était presque effrayant, malgré l'habitude qu'il en avait. Il est vrai que, d'ordinaire il y avait toujours quelques voitures qui passaient non loin de l'hôpital, et des piétons se bagarrant sur le trottoir au dessus d'eux, voire des chiens aboyant dans le lointain, mais il attribua cette absence de son à l'heure tardive à laquelle il rentrait chez lui. Il détacha l'antivol de sa moto et prit le casque qui y était aussi attaché. Avant qu'il ait seulement le temps de le porter à sa tête, des talons aiguilles résonnant rapidement sur le sol attirèrent son attention. Il se retourna, et c'était de nouveau sa directrice. Pourtant, quelque chose était étrange, au lieu de marcher, comme l'aurait fait n'importe quelle femme portant des chaussures comme les siennes, elle courait vers lui et semblait effrayée. Avant qu'il n'eut pu faire quoi que ce soit, l'inévitable se produisit, et elle tomba tandis que son talon se faisait la malle. Elle resta allongée sur le sol, et il se précipita vers elle, aussi vite que le lui permettait sa canne.

- Cuddy ?

Elle n'était pas inconsciente, et se releva à demi sur ses mains. La peur n'avait pas disparu de son visage.

- Il y a quelque chose... là bas.

Il s'apprêta à faire l'une de ses remarques cinglantes, mais soudain, une lumière blanche aveuglante les illumina et le recouvrit sans même lui laisser le temps d'être effrayé.



QG du NCIS, Washington
23h28


Il faisait nuit dans les bâtiments d'un gris triste. Seule une lumière était encore allumée, à un bureau précis, celui de l'agent spécial Gibbs. Celui-ci soupira, avant de l'éteindre, plongeant la grande salle dans le noir. Il devait être près de minuit, et comme à son habitude l'agent spécial était encore au travail. De toute façon, il savait que le reste de sa soirée se composerait principalement du ponçage de son bateau, et rien ne le retenait chez lui. Il se leva pourtant, et, après avoir pris ses affaires, se dirigea vers l'ascenseur guidé par la faible lumière rouge qui se dégageait des boutons.
Le NCIS n'était pourtant pas si vide que ça, parce que quand Leroy Jethro Gibbs pénétra à l'intérieur de la cage métallique, il eut la surprise, et aussi le plaisir dissimulé, d'y trouver sa directrice, encore là malgré l'heure tardive. Il fit mine de la saluer, mais elle coupa son propre prénom d'une voix glaciale.

- Jenny...
- Agent Gibbs.

Il soupira, réalisant qu'elle devait encore lui en vouloir de l'affaire qui s'était déroulée le jour même. En effet, il avait osé intervenir alors qu'elle tentait de calmer l'un de ses supérieurs énervé par les méthodes de l'ancien marine, après quoi il avait du sortir pour ne pas se faire virer.

- Vous m'en voulez toujours directeur ?
- Oui.

Ce simple mot le fit sourire. Elle n'avait jamais pu dissimuler ses sentiments, et là ce n'était plus la colère qui dominait mais plutôt de l'agacement qu'il défie encore ses ordres.

- Je ne vais pas te dire que je suis désolé... commença-t-il.
- Je sais c'est une preuve de faiblesse, le coupa-t-elle.

Il sourit de nouveau.

- Finalement je t'ai peut-être bien formée.

Elle ne répondit rien, mais sans la voir il pouvait deviner le sourire qui se dessinait sur ses lèvres. Elle n'avait jamais pu lui résister. L'ascenseur s'arrêta enfin, et il la laissa passer devant lui pour sortir. Ils marchèrent sans un mot vers le parking, et se séparèrent.

- A demain madame, fit-il en insistant bien sur le dernier mot.
- Bonne soirée agent Gibbs, lui adressa-t-elle sur le même ton.

Gibbs sourit avant de se diriger vers sa voiture. Il l'ouvrit, sans même avoir besoin des clés son assurance anti-vol étant dans sa boîte à gant en la présence d'un flingue, et entra dedans. A peine avoir refermé la portière, il se figea en entendant un cri. Un deuxième le suivit et il sortit de sa voiture en reconnaissant la voix de Jen. Il regarda autour de lui, cherchant d'où ils venaient, mais un coup de feu rompit le silence de la nuit, et il n'eut qu'à se diriger vers lui.
Il trouva sa directrice au sol, l'arme de service pointée sur ce qui semblait être un brouillard lumineux tranchant avec la nuit.

- Jenny !

Elle se retourna, et il vit clairement son visage éclairé qui avait pris une expression d'horreur intense. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais n'eut rien le temps de dire. La lumière l'avait recouverte, en même temps que son agent.

# Posté le samedi 13 juin 2009 16:50

Modifié le dimanche 14 juin 2009 10:28

Chapitre premier :Etrange affaire

Steven Stevenson était un scientifique. Pas un de ces crétins de rats de labo qui passaient leur temps enfermés à essayer de trouver la formule chimique de tel ou tel élément, non. Lui, il était actif, prêt à faire des sacrifices pour la science, capable d'expériences qualifiées d'inhumaines sur ses semblables pour comprendre comment fonctionnait la vie. Aussi, lorsqu'il avait été rappelé pour ce projet D, il avait tout de suite accepté le poste. Il ne savait pas en quoi le job consistait, mais d'après les tests psychologiques qu'il avait eu à passer, il ne devait pas s'agir d'un travail d'enfant de ch½ur. Il ne vit pas ses employeurs, seuls quelques coups de fil furent échangés et encore, par numéro masqué. Il conclut que ce devaient être des gens très hauts placés, qui ne voulaient pas être reconnus.
Ce jour-là, il attendit donc conformément aux ordres de la voix du téléphone, les huit personnes qui devaient arriver ensembles, pour les contrôler et vérifier leurs identités. Un boulot simple pour commencer, ils devaient certainement le tester.
Lorsque le « chargement » arriva, ce fut par l'intermédiaire de quelques autres personnes, semblant avoir été engagées comme lui pour ce boulot. Celui qui devait être le plus gradé, un type baraqué à la peau basanée et aux cheveux blancs sortit du camion blanc et se dirigea vers Steve.

- Vous faites parti des dirigeants ? demanda-t-il
- En quelque sorte, lui répondit le scientifique pour ne pas avoir à lui mentir.
- Ils sont là-dedans.

Il fit un signe de la main, et deux hommes sortirent du camion, portant ce qui semblait être un brancard. Dessus, un type brun à peu près de l'âge de Steve était allongé, endormi. Du moins il le semblait. Le scientifique s'approcha, et prit la fiche numéro 5. Jarod, pas de nom de famille, 32 ans, c'était bien sa photo qui apparaissait. Il contrôla son pouls, regarda sa forme et nota une appréciation positive sur le papier.
Il ne pensait pas que leur arrivée et ces contrôles se dérouleraient de cette manière, mais après tout c'était plus facile. Il ne cherchait pas à savoir comment ce Jarod s'était retrouvé sur ce brancard. Après tout, dans son esprit un homme voué à être enfermé devait sûrement avoir fait quelque chose de mal, et ses patrons ne l'engageaient pas pour chercher quoi.

- Faites-le entrer, prononça-t-il quand il eut fini avec lui.

Un autre brancard arrivait déjà. Cette fois c'était une femme, âgée de la quarantaine, aux cheveux roux et courts. Il opéra de la même maniére, constatant que son patronyme à elle existait bien, sous le nom de Shepard.
Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il en ait fini avec la huitième, une jeune brune nommée Valentine Parker.
Pendant tout ce temps il discuta avec l'homme basané, les contrôles n'étant pas très durs à effectuer. Il constata que c'était un type bien, qui ne semblait pas vraiment non plus se préoccuper du sort des huit malheureux que Steve allait devoir expérimenter. Pourtant, lorsque la conversation dériva sur leurs jobs respectifs, il ne put pas s'empêcher une question.

- Dites, je ne veux pas briser un secret ou quoi que ce soit, mais vous allez leur faire quoi en fait exactement à ces gens ? C'est pas que je m'en soucie m'enfin si j'ai fait un travail illégal en les amenant contre leur volonté...
- Ne vous inquiétez pas, cette expérience vient d'une organisation plus puissante que le gouvernement lui-même, vous n'aurez aucun problème. Mais je ne peux pas répondre à votre question, en fait je ne sais même pas en quoi va consister mon job.

L'homme n'eut pas le temps de répondre, parce qu'un cri résonnait à l'intérieur du bâtiment qui abritait les expérimentations. Le scientifique se précipita, sortant déjà une seringue de sa poche, suivi du livreur curieux de savoir ce qui se passait.
Il arriva dans le long couloir blanc, et découvrit une scène assez étrange. Les deux hommes qui portaient le brancard quelques minutes auparavant étaient en train de se débattre avec une sorte de furie brune, semblant savoir très bien se battre. Ils réussirent malgré tout à la contrôler quelques secondes, assez pour que Steve ait le temps de planter son aiguille dans le bras de la jeune femme. En seulement quelques secondes, sa tête retomba et elle se rendormit, pendant que les hommes la remettaient sur le brancard.
Steve, impressionné, regarda la seringue qu'il tenait en l'air et qui contenait encore un peu de liquide couleur argentée qu'il fit gicler. Il songea brièvement que ce truc aurait été bien pratique dans l'établissement où il travaillait avant, un asile pour cinglés.
Les camionneurs partirent, et il referma la porte de la salle où tout devait se dérouler. L'expérience était prête, et il se frottait les mains à cette initiative qui promettait d'être... intéressante.

Malheureusement, ce que Steve Stevenson ne savait pas, c'est qu'il n'aurait jamais l'occasion d'y participer. Lorsqu'il revint le lendemain, le bâtiment miteux qui devait abriter ces expériences passionnantes avait disparu.
A la suite de la journée qu'il passa à essayer de le chercher, le tribunal qui le jugeait pour avoir agressé un policier dans la rue le déclara fou et le plaça dans un institut spécialisé. Son histoire ne convainquit pas le jury, car les notes qu'il dit avoir laissé à son domicile avaient disparues, et le bâtiment en question ne semblait ne jamais avoir existé administrativement. Le jour même où Steve devint fou, on retrouva un camion blanc accidenté. Les dix hommes à l'intérieur n'avaient eu aucune chance. Le flic qui s'occupa de l'enquête conclut à un accident malgré les expressions d'horreur intense que tous avaient sur leurs visages et une substance étrange qu'on retrouva sur le pare-brise. Les mots qu'il utilisa dans son rapport pour qualifier ces éléments étranges furent : « On aurait dit qu'ils avaient vu un extraterrestre ».

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 16:09

Chapitre 2 :Eveil

Elle était dans un couloir blanc. Blanc comme de la neige. Et il y avait ces hommes, tous en noir, qui portaient le lit sur lequel elle était allongée. Une panique intense l'envahit alors. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait là, comment elle y était arrivée, ni même qui elle était. Ses souvenirs étaient flous, embrumés. Elle se leva alors, et tenta de se libérer des bras qui tentaient de la remettre sur le brancard. Un cri sortit de sa bouche, presque involontairement, et elle se débattit avec force. Elle avait oublié comment se battre pourtant.
Tout à coup, elle sentit une brûlure dans le bras, comme une aiguille plantée dans sa peau puis... plus rien. Le néant.




Grégory House se réveilla difficilement de l'état comateux dans lequel il était plongé. Tout d'abord, la sensation qui prédomina, fut celle de n'avoir plus mal. Ce n'était pas comme avec les médicaments qu'il prenait pour que sa jambe ne le fasse pas souffrir, non, c'était bien mieux. Son corps ne lui transmettait pas les douleurs sourdes auxquelles il était habitué. Il mit une main sur son front, sentant la fièvre histoire de savoir s'il ne délirait pas, puis contrôla son pouls pour voir si on ne l'avait pas drogué. Mais rien. Les battements de son c½ur étaient réguliers, plus que jamais d'ailleurs, et ses sens étaient tout à fait normaux. Alors, il ouvrit les yeux.
La vision qu'il eut à cet instant là, le fit se demander s'il n'était pas mort. En effet, il était couché sur le dos et regardait un plafond blanc dépourvu de lampes. Il tourna la tête, et son champ de vision se modifia.
Le seul mot qui pouvait qualifier la pièce était... blanc.
Tout était illuminé par une lumière vive, mais pas éblouissante. Les éléments paraissaient clairs comme du cristal. Des galets, blancs comme neige eux aussi, était disposés à terre, et à les voir on aurait pu croire qu'il n'y avait pas de plancher en dessous tant ils étaient nombreux. Des hamacs étaient disposés contre les murs incolores, et il s'assit sur le sien pour observer ceux qui y étaient allongés. Il y avait sept personnes. Son regard croisa celui, bleu, d'un homme éveillé, assis lui aussi, à peu près de son âge aux cheveux gris argentés et à l'expression impénétrable. Il tourna ses yeux vers la gauche, et découvrit une nouvelle chose à laquelle il ne s'attendait pas. Sur l'un des hamacs, était étendue Lisa Cuddy, sa directrice et ancienne petite amie.


Leroy Jethro Gibbs était éveillé depuis de longues minutes quand l'autre homme se leva à son tour. Lui avait déjà découvert ce paysage étrange, cette pièce sans porte et sans fenêtres qui semblait annihiler la douleur. Quelques jours plus tôt, l'agent spécial et son équipe avaient arrêté un dileur de drogue qui, non content de leur avoir résisté lui avait tiré une balle dans le genoux, et pourtant il ne sentait plus cette blessure, ainsi que les dizaines d'autres qu'il avait récolté au fil des ans.
C'était étrange, mais plutôt satisfaisant.
Le type de l'autre côté de la salle se leva du hamac, et marcha quelques pas. Il s'étira, particulièrement les jambes, et sembla étonné de quelque chose que Gibbs ne pouvait pas comprendre. Celui-ci tourna son regard vers la jeune femme qui était étendue sur la droite. Sa directrice et ancienne maîtresse, Jennifer Shepard. Il la contempla quelques instant, se souvenant de ces nuits où il la regardait dormir à Paris. Les temps avaient changé.


Ce fut une certaine Tempérance Brennan qui fut la troisième à se réveiller. Elle se leva et regarda autour d'elle, toute étonnée et encore un peu ensommeillée. Sans le savoir, elle fit à peu près les mêmes gestes que House dans la même situation quelques minutes auparavant, contrôlant son pouls et les quelques notions qu'elle avait d'un état normal. Puis, elle regarda autour d'elle, semblant enfin voir les cinq autres personnes endormies et les deux hommes éveillés. Le dernier qu'elle découvrit fut son coéquipier, l'agent du FBI Seeley Booth. La jeune femme, n'hésitant pas une seconde, s'avança vers son hamac et s'accroupit pour regarder l'état dans lequel il était. Constatant qu'il semblait aller bien, elle tenta de le réveiller en le secouant par l'épaule. Il marmonna quelques paroles inintelligibles, et elle lui murmura quelques mots dans l'oreille. L'effet fut immédiat, car l'homme se leva précipitamment du hamac, comme piqué par une guêpe. Ce fut ici que commença une dispute mémorable à voix basse, après qu'il ait vu à peu près l'endroit où ils étaient.


Jarod quant à lui, analysa immédiatement la situation dans laquelle il était en se réveillant. Habitué à la fuite et à la survie, il chercha d'éventuelles issues, mais ne trouva ni portes ni fenêtres, et essaya de voir s'il n'y avait rien d'utile dans la pièce. Seulement, à part les galets blancs qui semblaient être le sol, il n'y avait rien. Alors seulement, il observa les gens avec qui il était enfermé. En découvrant celle qui était la plus près de lui, il fit un mouvement de recul. Mlle Parker, sa meilleure ennemie avait été capturée en même temps que lui. Il en conclut donc que l'organisme qui les avait tous enfermés dans cette pièce n'était pas le Centre. C'était déjà ça. Il constata que cinq personnes étaient réveillées, et les deux femmes qui restaient semblaient en passe de l'être. Seule son amie d'enfance ne semblait pas décidée à se lever. Il l'observa dormir, et sourit légèrement en voyant à quelle point elle semblait inoffensive, bien différente de la réalité.


Jenny Shepard se réveilla quelques secondes seulement après Jarod. Elle resta les yeux fermés quelques secondes pour se souvenir des évènements qui l'avaient conduite dans un lit alors qu'elle ne se rappelait pas s'y être couchée, et les ouvrit quand elle eut la confirmation de ce qu'elle pensait. Elle découvrit la pièce dans laquelle elle était, s'assit sur son hamac et se frotta les yeux pour voir si elle ne rêvait pas. Mais en apercevant son agent spécial, et ancien amant, qui la regardait également, elle sut que tout ça était réel. Ils n'étaient pourtant pas seuls dans la pièce, parce que six ou sept personnes semblaient aussi abasourdies qu'elle de se trouver dans cette pièce. Elle se tourna vers Gibbs pour lui demander des explications, même si celui-ci ne semblait pas plus en avoir qu'elle.


Lisa Cuddy, elle, eut un réveil beaucoup moins doux que sa collègue directrice. En effet, elle se sentit d'abord ballottée par quelqu'un, puis ce fut la voix de House qui la tira du sommeil artificiel dans lequel elle était plongée. Elle ouvrit les yeux, et c'était bien son médecin qui la secouait en prononçant son nom pour la réveiller. Elle fronça les sourcils.

- House... prononça-t-elle avec une voix ensommeillée, vous pourriez être moins...
- Oui, oui, je sais, bon levez-vous on a autre chose à faire.

Il sortit de son champ de vision et elle s'assit elle aussi sur son hamac, découvrant avec des yeux ensommeillés la sorte de chambre blanche et les personnes qui l'habitaient. House était à quelques mètres d'elle, et observait comme elle les prisonniers qui s'éveillaient, où tentaient d'expliquer à leur compagne ou compagnon ce qui se passait. Son diagnosticien semblait étrangement de bonne humeur, et elle comprit soudain pourquoi en voyant que quelque chose manquait : sa canne. Et pourtant, il se tenait debout comme n'importe quelle personne aux deux jambes en bonne santé le ferait. Elle se leva pour lui parler, mais alors qu'elle avait fait un pas vers lui, il s'adressa aux six autres personnes à voix haute, mettant fin au silence écrasant de la chambre blanche ponctué par quelques chuchotements.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 12:14